| Swing Wespelaar #38 Festival 'Blues For The People' (dag 2) Wespelaar (22-08-2026)(Français) reporters: Paul Jehasse info bands: Eric Sardinas - Janiva Magness - The Cinelli Brothers - Leilani Kilgore - Eddy Smith & The 507 info bands: Gloria & The Doctors - The See See Riders info organisatie: Swing Wespelaar © Rootsville 2026 |
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Prêt pour une débauche de groupes avec 7 au total et de 13 :30 heures jusqu’ plus de minuit!
Arrivée sur site, après une très courte nuit, pour le premier groupe de la journée.

The See See Riders est un jeune quartet entièrement consacré à la musique des racines américaines. Avec une guitare résonnante, un violon, un double bas et un chant en plusieurs parties, ils emmènent le public dans un voyage musical à travers le Mississippi Delta, la Nouvelle-Orléans, la Caroline du Sud et le Kentucky — des endroits où ont émergé les traditions du blues, du ragtime, du swing et de la musique de cordes.

Leur inspiration vient directement des années 20 et 30, mais leur approche est clairement authentique. Ils ne font pas de reconstruction, mais un reworking dans lequel les chansons oubliées reviennent à la vie dans des arrangements frais et avec beaucoup de joie de vivre.
Les voix et la guitare d'Armano Persau forment le point de départ, soutenus par le double bas rythmique, presque dansable, de Stephan Goldbach. Rebekka Wagner ajoute un violon virtuose, tandis que Benjamin Lojak fait référence à Tampa Red avec sa guitare slide. Le chant en plusieurs parties crée des couches folkloriques chaudes.

En plus des chansons traditionnelles, ils apportent également leurs propres numéros qui se connectent sans problème au style des racines américaines anciennes, souvent avec un clin d'œil ludique à l'amour, à la perte et à l'humour.
Leur arrangement unique avec des instruments de cordes classiques les fait se démarquer dans le monde du blues et des racines contemporains. Ils ont remporté le défi allemand de blues et ont obtenu la troisième place au défi européen de blues à Split, en Croatie — une forte confirmation de leur qualité live.
The See See Riders est composé de Armano Persau (chant), Stephan Goldbach (contrebasse), Rebekka Wagner (violon) et Benjamin Lojak (guitare slide). Le groupe est originaire de Bomberg en Allemagne.
Comme apéro nous avons directement eu l’eau à la bouche avec « Go Ahead Buddy, You Got To Go », suivi de « Let Me know » qui nous à fait voyager dans le temps du berceau du blues/ragtime. On penserait même qu’il s’agit d’un ancien groupe, rajeuni pour l’occasion (difficile à concevoir mais c’est mon impression) !
Non content d’une interprétation au plus près du « Delta » et des sources du Mississippi, ces artistes composent aussi de remarquables bijoux comme « Inside Out » de Melle Rebekka, puissant et rehaussé d’un double solo de basse et de guitare!
Nous en venons à « Down By The Riverside » un traditionnel qui fut repris allègrement par Louis Armstrong, The Seekers, The Goden Gate Quartet notamment et j’en passe…
Encore un bijou avec l’original de 1928 de Spand/Blake et le renommé « My Good Gal »
Je crois que nous avons eu la chance d’avoir une ouverture sur la naissance du blues en plein 21ème siècle, bravo les jeunes !
Gloria and the Doctors apporte un mélange puissant et captivant de blues, gospel, jazz traditionnel, swing et funk, animé par une profonde passion pour la tradition musicale afro-américaine. À partir des racines du blues, le band italien crée un son chaud, énergique et contemporain centré sur l'émotion, le groove et la musicalité.

La chanteuse principale Gloria Turrini est sans aucun doute au centre de tout cela. Avec sa voix sombre et expressive et sa présence sur scène intense, elle change sans effort entre des balades intimes, des swing animés et des grooves hypnotiques de blues et de funk. Sa personnalité puissante et son chant sincère font de chaque performance une expérience émotionnelle et dynamique. Gloria s'entraîne également régulièrement à New Orleans, une ville qui a un impact clair sur sa musique et qui se perçoit dans le son chaleureux, rythmique et soul de la bande.

Riccardo Ferrini, un musicien polyvalent avec une forte passion pour le blues, les racines et les grooves de New Orleans, accompagne la bande avec son jeu de guitare caractéristique, ajoutant profondeur et énergie. De plus, le son de la bande est enrichi par le pianiste Simone Scifoni, dont le jeu se range de la douceur, l'atmosphère atmosphérique, à la rythmique et aux grooves de blues qui donnent à la musique une touche extra et une dynamique. Ensemble, Gloria et les Doctors créent un son qui est à la fois vintage et frais : des blues authentiques avec une âme contemporaine.

La bande a grandi depuis les années précédentes à un nom proche de la scène italienne et européenne du blues, représentant l'Italie à la compétition européenne de blues dans la Pologne, où ils ont remporté une deuxième place impressionnante — une reconnaissance importante pour leurs qualités exceptionnelles en direct et leur authenticité musicale.
Nous passons directement à un trio italien avec une « batteuse/chanteuse » (Gloria Turrini de Rome) chose peu commune (pour la batterie). Cette dernière dirige parfaitement l’ensemble avec le super pianiste Simone Schifoni et le talentueux et jeune guitariste Riccardo Ferrini, tout deux originaire de Bologne.
Il n’y a pas à dire cette dame en impose et dicte la conduite de ses deux autres compères, elle est captivante et nous sort directement son morceau d’ouverture « Sixteen Tons » chanson popularisée par Tennessee Ernie Ford, suivi d’un slow blues avec « You Know What You Do ». Ici Gloria nous démontre que sa voix est tout aussi puissante que cristalline suivant qu’elle la plie ou non à sa propre volonté.

Avec « I’m Ready », un titre d’Etta James « All I Could Do Was Cry », Gloria a toutes les facettes qu’il faut avec une soul made aussi pour certains titres plus que raffinés, tout comme les interventions splendides, au piano de Simone et les envolées de guitare de Riccardo. Une très belle surprise qui n’en restera sûrement pas là.
Eddy Smith et son groupe The 507 délivrent un mélange chaleureux et polyvalent d'Americana, de soul, de blues et de rock. Sa voix husky et expressive et son piano raffiné donnent à chaque chanson une charge émotionnelle claire, attirant rapidement le public dans son univers. Les comparaisons avec des voix comme Joe Cocker, JJ Grey et Marcus King sont incontournables. Ensemble avec son quintette, ils créent un son riche, avec des harmonies vocales et des parties d'orgue inspirées du gospel qui offrent à la fois puissance et profondeur. Leur musique respire la tradition des noms comme Nathaniel Rateliff, The Rolling Stones et The Eagles, sans se retrouver jamais dans la nostalgie.

Eddy Smith & The 507 sont désormais un groupe en tête de la scène lors des festivals tels que The Isle of Wight Festival, Black Deer, The Long Road, Americana UK Festival et Cambridge Folk. Ils ont également fait briller leur nom en tant que groupe de soutien de George Thorogood & The Destroyers à Birmingham Symphony Hall. Leur premier spectacle au public a confirmé leur progression.
En 2026, leur démarche vers le continent européen est centrale — et notre festival est l'un des premiers endroits où cette expérience en concert est ressentie. Donc ici nous introduisons directement ce groupe londonien avec Eddy Smith (guitare, clavier et chant), Ricky O’Donnell (guitare), Will Franden (basse), Josh Davies (Batterie et percussions) et Ashley Webb (harmonica et guitare lap steel).

Une prestation remarquable d’une heure chrono avec leur influence mêlant le blues, la soul et le rock sudiste. Avec son album de 2023 « Right Up Till Now » ils ont parcouru la scène du Swing allègrement, fougueusement et avec une grande virtuosité musicale.
Je n’ai pu m’empêcher de penser au regretté Joe Cooker, tant la voix d’Eddy s’en rapproche. Ils ont même interprété magistralement vers la fin du concert un « With A little Help From My Friends » où on se serait cru revenu en 1969 sur une certaine prairie appartenant au fermier/laitier Max Yasgur!
Donc revenons à la chronologie et à l’album de 2023 avec des interprétations parfois rageuses des morceaux comme « Daze », « Praying The Days Away » et Love Sick ».

Ils interprèteront encore « The Good Times » et « I’m A Stranger ». Cohésion et parfaite harmonie entre les membres du groupe en ferons certainement les maîtres mots de ce concert vivifiant.
Leilani Kilgore ne joue pas de blues comme choix de style — c'est une nécessité pour elle. La guitariste et chanteuse basée à Nashville apporte un mélange fort de blues et de rock, animé par des riffs précis et une voix qui change sans effort entre douceur et intensité.
Bien que sa musique soit profondément enracinée dans la tradition, elle refuse de s'y accrocher. Les influences classiques sont combinées avec une énergie moderne et brute qui donne à tout une touche contemporaine.

Les influences de B.B. King et de Jimi Hendrix sont clairement présentes, mais servent principalement comme point de départ. Son approche est directe, sans compromis, et visuellement forte sur scène. Pas pour rien, on l'a décrite « comme une Joan Jett virtuose. Elle a précédemment partagé la scène avec, parmi d'autres, 38 Special et Buddy Guy et a été retenue par des médias tels que Guitar World Magazine, Roots Music Magazine et Blues Matters Magazine. Le live tourne autour de l'énergie, de l'interaction et de l'intensité — sans distance, sans filtre.

Leilani est une personne d’une disponibilité à toute épreuve, ne la trouvant pas pour la féliciter, mon ami Dominique l’a repérée dans son Van prête à mettre les bouts. Cela ne l’a pas empêchée de sauté du van et de venir taper la « papote » avec moi et d’être heureuse de notre conversation, une top girl à n’en pas douter ! Mais revenons à sa prestation. Libre de toutes entraves elle a déversé sa musique rageuse et pleine de fougue, habillée en simili cuir noir, les cheveux de même couleur, je lui ai trouvé le surnom de « Panthère noire » pour cette fois uniquement…

Venant de Californie, elle est venue s’installer à Nashville (Tennessee). Son père était un fervent fan de Stevie Ray Vaughan et des riffs de guitares de Keith Richard des Stones, elle-même se plongeant dans les accords de Jack White (John Anthony Gillis) des White Stripes et de Joe Bonamassa pour les envolées de guitare du maître !
En ce samedi elle est accompagnée et joue en trio avec Tom King (batterie) et de Perry Meadowcroft (basse). Complètement déchaînée Leilani nous a assommé pour le compte avec ses allées et venues constantes, sa voix déchirante et aux tonalités puissantes allant presque à la rupture des cordes vocales exemple « Back To You », Feelin’ Lucky », « What Kind of Man », « Trouble In My Bones » (cette chanson évoque la lutte contre ses démons intérieurs, la résilience et la recherche de rédemption face à l’adversité) – par contre elle n’a pas de problème avec ses envolée de guitare qui cloue sur place bon nombre de spectateurs, elle s’y connais la jeune fille - , « Better Come Everyone », Diamond Shine » et « I’m Gonna Leave You ». Mais qui dit Blues Rock ou Rock’n’roll, il y a le mot Blues tout de même et elle nous en a joué deux dont celui-ci « Take It For Granted » je me rappelle de J’ai félicité Kris d’avoir eu le cran de d’imposer cette prestation revigorante !
The Cinelli Brothers combine les blues de Chicago, la soul, le funk et le rock-n-roll vintage dans un son live vibrant et énergique.
Leur musique est clairement inspirée par des géants comme The Beatles, The Band, Little Feat, Stevie Wonder, Ray Charles et Steve Winwood, mais elle gagne sa propre énergie moderne qui est particulièrement pleinement exprimée en direct.

La chimie entre les membres du groupe est saisissante : les voix multiples, les solos précis et l'interaction constante font que chaque concert est différent et spontané. Cette sensation live a été capturée sur leur nouvel album Live « Here And There », compilé de plus de 270 concerts en 2025. Chaque chanson a été construite à partir de dizaines de performances, ce qui a donné un résultat qui n'est pas une compilation live classique, mais une expérience de concert cinématographique d'environ 30 minutes.
L'album met en avant la façon dont les chansons évoluent sur scène : les arrangements changent, les improvisations grandissent et le groupe joue constamment en interprétation. Béni de l'année 2026 par le groupe de blues du Royaume-Uni et aimé aux festivals en Europe et au-delà, ils ont également prouvé leur statut lors de leur performance avec Joe Bonamassa sur la croisière Keep the Blues Alive. Le live est l'énergie pure des frères Cinelli : soul, groove et rock-n-roll en mouvement continu.

Formation composée par Marco (guitare, claviers, basse et chant) et Alessandro Cinelli (batterie et basse), Tom « JJ » Julian-Jones (harmonica, guitare et chant) et Jorma Gasperi (basse).
Je trouve qu’ils ont toujours difficile à entrer dans le vif du sujet en début de concert, mais ici, tout le contraire avec « Love It With You » et le terrible et percutant « No Place For Me » ! En temps que musiciens exceptionnels Marco et Tom se passent le flambeau à la voix et semblent en constantes accélérations concernant les instruments, « I Just Dropped In ». Tom entonne « Dark Side Of The Road ».

Les interactions habiles et bien huilées en font un groupe absolument remarquable à tout point de vue. Ils nous ont ravis avec leur façon subtile d’une presque désinvolture présente à tout moment. Des gars super cool quoi ! Puis ils joueront encore « Dozen Roses », « Spell On Me » et « Last Throw Of The Dice » ! Un très grand moment de musique !
Janiva Magness appartient au sommet absolu de la scène blues et soul d'aujourd'hui.
Sa voix est brute, sincère et pleine d'émotion, et sa présence sur scène transforme chaque performance en une expérience humaine intense. Depuis plus de trente ans, elle construit une carrière en s'appuyant sur l'authenticité et l'honnêteté émotionnelle. Née à Détroit, elle a grandi dans des circonstances difficiles, ce qui lui a donné une profondeur particulière à sa musique. La musique a été son ancre et, en fin de compte, son travail de vie — quelque chose qui reste palpable dans chaque performance.

Depuis son premier album indépendant, More Than Live (1991), elle a sorti dix-sept albums dans lesquels le blues, la soul, le R&B et l'Americana se chevauchent constamment. Ses interprétations sont intenses et personnelles, avec des chansons qui équilibrent entre force, perte et espoir.
Elle a travaillé avec des artistes comme Joe Bonamassa et Buddy Guy et a remporté de multiples Blues Music Awards. De plus, elle a reçu une nomination Grammy® pour Love Wins Again et a remporté le prestigieux B.B. King Entertainer of the Year Award.
À Wespelaar, elle présente son album live Truth In The Room – The Clearmountain Sessions tant attendu. Il a été enregistré pour un public intime de 150 invités et a été enregistré par Bob Clearmountain, ce qui a donné une expérience live chaleureuse et unique. Le live n'est pas seulement une performance, mais une expérience : âme, intensité et vérité dans leur forme pure.

J’attendais beaucoup de Janiva et je n’ai pas été déçu, comme à (ge)varewinkel il y a quelques années (voir aussi la très bonne interview de Rootville Belgium) qui vous en apprendra un max sur Janiva ; c’était un véritable plaisir de revoir cette grande dame de la chanson Blues et Soul se produire à nouveau sur le sol belge !
Son groupe actuel est composé de : Zach Zunis (guitare), Gary Davenport (basse), Matt Tecu (batterie) et Jim Alfredson (orgue Hammond B3).
On parlait du nouvel album et en voici la primeur déjà avec « Slipped, Tripped and Fell in Love ». Janiva est en voix à n’en pas douter avec « My Bad Luck Soul » et I Won’t Cry » !

Le groupe est vraiment bien en place pour seconder la dame aux cheveux bonds soyeux et elle n’a pas peur de se remettre une petite touche de rouge à lèvres en plein concert, on est femme ou on ne l’est pas ! Une interprétation magistrale d’une grande dame, on le répète, qui devient rare sur nos scènes actuelles !
Lorsque Eric Sardinas entre sur la scène, tout tourne autour de l'intensité. Le guitariste et chanteur américain est connu dans le monde entier pour son mélange explosif de blues et de rock, marqué par sa guitare slide aiguë et sa voix brute et sans frein.
Depuis sa percée à la fin des années 1990 avec Treat Me Right, il a construit une carrière centrée autour de l'énergie en direct. Sa musique s'inspire du blues, mais est constamment animée par un puissant rythme rock'n'roll.

Sur scène, cela se traduit par des morceaux longs et immersifs, des solos enflammés et un groupe qui équilibre constamment entre contrôle et chaos. Son charisme et son aura rendent chaque performance unique, mais toujours intense. Avec des œuvres récentes comme Midnight Rider (2023), il continue de prouver que son énergie créative est loin d'être épuisée.
Eric Sardinas que je n’avais plus vu en scène depuis ses prestations au Spirit of 66 de Verviers. Il a joué en combo accompagné de Mario Dawson (batteur aussi de Bernard Allison) et de Jason Langley à la basse.

Eric Sardinas est un guitariste de slide blues-rock américain, né à Fort Lauderdale, en Floride. Il est connu pour son utilisation de la guitare résonateur électrique.
Il a interprété de nombreux titres « Treat Me Right », « Down To Wiskey », « How Many More Years », « I Can’t Be Satisfied », « Long Shot », « Ramblin’ Blues », « Bad Boys » et « If You Don’t Love Me » En forme le bonhomme très bien soutenu par ses deux comparses.
Les trois hommes de ce groupe ont écouté tous les groupes du dimanche, le lendemain et je dois vous dire pour l’avoir vu, Mr Sardinas a remercié chaque membre des cuisines prouvant par là son grand respect de la valeur humaine.
Bon, il faut savoir aller faire un deuxième Wespelaar chez Johan avec un Rhum de 1990 émanant des futs de la Guyane française et ce en écoutant sur les conseils avisés d’un ami au marchandising (boîte secrète) le fabuleux concert live de Jo Harman au Festival de Tamines en 1992, je crois ! A demain !
