| Swing Wespelaar #38 Festival 'Blues For The People' 3 (Rapport Français)) Wespelaar (23-08-2026) reporters: Paul Jehasse info bands: The Temperance Movement - Kat Riggins & Blues Revival - TEE - Skyler Saufley - Guto Konrad info bands: Nienke Dingemans Band info organisatie: Swing Wespelaar © Rootsville 2026 |
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Une nouvelle et dernière fois cette année nous prenons le chemin de Wespelaar pour la troisième journée avec 6 groupes au compteur !

Nienke Dingemans a grandi au sud-ouest des Pays-Bas et est l'une des jeunes noms les plus remarquables de scène des roots, blues et Americana néerlandaises. À l'âge de douze ans, elle a découvert son amour de la musique lors de sessions de jam, où elle a appris en particulier à jouer en sonnant de musique en paroles spontanées.
Depuis, elle a développé une artiste polyvalente, active sur la guitare, la lap steel et le piano, avec une voix capable de transporter à la fois la force et la vulnérabilité.

Sa percée a eu lieu en 2021 avec l'EP « Devil on My Shoulder », qui a immédiatement eu un grand impact sur les classements des chansons Americana. En 2024, l'album « Ain’t No Hollywood Girl » a suivi, où elle a approfondi davantage son style avec des influences des blues, de soul, de la country et du jazz. En attendant, Nienke a construit une réputation solide en concertant dans des salles de cinéma, des festivals et des émissions de radio et de télévision. Elle a déjà pris la scène sur la scène avec des noms comme Ana Popovic, Jan Akkerman, Ad Vandenberg et Keb’ Mo’. En 2023, elle a été nommée Young Blues Talent par la Fondation des Blues néerlandaises. Pour elle, la performance en direct est une question de liberté, d'écriture et d'interaction musicale. Les genres se fondent sans problème, ce qui rend chaque performance spontanée et imprévisible.

Cette toute jeune hollandaise est passée au « Beuling & Blues » en 2022 et chez nous au C.C Palethe en janvier 2023 et encore au « Mine Blues festival » en 2024. Ne l’ayant pas vue avec son band à ces trois occasions je n’avais aucun comparatif à coucher sur le papier ! Son groupe est composé du bassiste Niels Van Arnhem, du guitariste Marc Jansen et du batteur Lars Hoogland.
Elle a une très belle voix aux intonations aussi bien sensuelle que puissante par moment.
Il y avait déjà bien de nombreux aficionados à proximité de la scène pour entendre outre sa voix, ses notes à la guitare acoustique, électrique ainsi que à sa lap steel. Toujours difficile de commencer une journée de festival mais je trouve qu’elle a bien relevé le défi !
Elle a commencé avec le très beau « Tennesse River », son premier sigle blues country qu’elle a composé en 2021 !

Puis a enchaîné avec « The House Of Lily Jones » (son album de 2024), « Southern Way » morceau brut où elle fait la démonstration de sa technique à la guitare lap steel. Ensuite sa reprise très personnelle revisitée et un peu funky, de Proud Mary du CCR de John Fogerty. Vienne ensuite « Devil On My Shoulder » sombre et intense de son premier Ep et « Outlaw On The Run » morceau puissant pour clore son set où elle fut particulièrement bien secondée par son guitariste Marc Jansen. Une belle entrée en matière pour se troisième et dernier jour déjà, du Swing !
Guto Konrad appartient aux jeunes blues rockers les plus prometteurs du moment. À, à peine 23 ans, le guitariste et chanteur brésilien s’est construit un nom, avec sa puissante façon de jouer de la guitare, sa voix expressive et sa présence scénique saisissante. Il s'adresse également à un large public en ligne : plus de 40 000 abonnés suivent ses instructions et tutoriels de guitare, ce qui le rend une source d'inspiration pour les guitaristes du monde entier — à la fois sur et en dehors de la scène.

Élevé au Brésil, il a été fortement influencé par les icônes du blues et du rock comme B. B. King, Stevie Ray Vaughan et Jimi Hendrix. Son style combine ces influences avec une approche moderne dans laquelle l'énergie et l'émotion sont parfaitement équilibrées. En avril 2026, son album de débute sera sorti, dans lequel il définit définitivement son propre son. À notre festival, il fera son premier pas en Belgique — une première introduction à un artiste qui commence sa propre aventure internationale. Ce que vous pouvez vous attendre, c'est une performance intense, énergique et passionnée, animée par une façon de jouer de la guitare rapide comme pas possible, des mélodies puissantes et un jeune musicien qui s'immerge pleinement dans son jeu.
Et voici le guitare héros du jour « Guto Konrad » avec des envolée terribles qui sont peut-être devenues un peu trop nombreuses. Donc sa performance a été marquée par un blues-rock énergique inspiré des années 1970, avec des solos de guitare puissants et une bonne dose de modernité.

Ce jeune guitariste brésilien de 23 ans nous a sorti quelque titre de son album « Looking for Change » et ce accompagné de Samuel Rafalowicz (batterie) et Loris Tills (basse). Avec ders titres comme : « Eyes On You », « Fade Away », « Over & Over Again », « Still Remember (When You Said Goodbye) », « Hope » et « Together Now », il a su conquérir un public acquit à sa cause et ne s’est pas contenté de la grande scène ; en dehors de son propre concert, Guto Konrad a également été aperçu plus tard dans la journée en train de participer à une jam-session improvisée dans la petite tente aux côtés du jeune guitariste prodige de 16 ans, Sander Sepanski. Pour les nombreux amoureux des solos de guitare parfois kilométriques !
Certains artistes jouent de la musique, d'autres la laissent respirer. Skyler Saufley appartient clairement à la dernière catégorie.
Son style fait un pas en arrière vers le blues de la côte ouest des années 40 et 50, où le swing, la finesse et la subtilité étaient centrales. Des noms comme T-Bone Walker et Lowell Fulson forment des points de référence clairs.
Pourtant, il ne s'agit pas de reconstruction, mais de réinterprétation. Son jeu consiste en des lignes de guitare fluides, des accents jazz et un groove détendu qui rend l'ensemble intemporel sans devenir odieux.

Il y a une élégance naturelle dans son approche, comme si chaque note tombait précisément à sa place sans forcer.
En direct, il crée une atmosphère qui rappelle à quelqu'un des petits clubs d'une autre époque, mais qui fonctionne en même temps parfaitement sur une scène de festival moderne.
C'est son premier festival belge — et en même temps, l’introduction d’un artiste qui sait respirer à nouveau un style classique.
Skyler, que j’avais vu en club au Centre Culturel de St Georges il y a un an, a encore progressé tout en restant un artiste indépendant de blues et de jump blues. Il propose sur scène un mélange énergique de grooves de guitares intemporelles, de jump blues et de compositions originales aux racines blues.
Il a également su s'entourer de musiciens de premier ordre, tels que Denis Agenet à la batterie, l'extraordinaire Abdell B. Bop à la contrebasse, et la pianiste Anita Fabiani, d'origine argentine mais installée à Toulouse et que je surnommerai « la reine du Boogie » car elle le mérite en montrant une impressionnante concentration à ses keys !
Il a interprété notamment « Cuban Geteway », « I’m Ready », « Rich Woman » et So Glad She’s Mine ».

Le groupe a joué sur de nombreux festivals européens et la cohésion entre ses membres fait plaisir à entendre. Anita nous transporte au nirvana avec ses interventions sublimes en Boogie Woogie donc et imparables et d’une grande précision ! Denis et Abdel ne sont pas en reste par leurs superbes interprétations à chaque moment clé ! Son répertoire au style jump et blues plein de swing à l’ancienne nous à vraiment ravi avec encore des titres comme cette belle version de « The Things That I Used to Do » du réputé Guitar Slim, « Ain’t Gonna Do It », « Play Girl » ou encore « Lovin’ Machine ».
Il a même été à nous surprendre par un mambo « Congo Mambo »
Un passage de choix pour Skyler et ses amis !

TEE (Marc Thijs), après plusieurs années d'absence loin des projecteurs pour se consacrer aux sports mécaniques, l'icône du blues belge Marc Tee a marqué son grand retour en 2026 notamment une première fois à Fleurus Blues & Roots Festivals (voir compte-rendu de concert sur Rootsville.eu).
Son set s'est concentré sur ses premiers albums entièrement remastérisés et réédités, ainsi que sur la présentation exclusive de nouveaux morceaux destinés à son futur album studio à venir en février 2027, je crois. Débutant par « Nothing In This World To Make Me Love Again » ou même Fabrice tenait et maniait un tambour très spécial, tambour autochtone des natives amérindiens fabriqué en peau et aux connotations chamaniques, ravissant débuts : L'utilisation d'un tambour traditionnel amérindien apporte une résonance particulière et profonde aux morceaux de blues joués en live !
Ensuite parmi les morceaux entendus il y avait notamment « That’s How Cold » puis « Speciatee ». Il bouge encore sa casquette de marin blanc cassé comme sa belle tenue de même couleur, et montre son crâne chauve « Cleanhead Blues ». Après un beau « Double Fool », j’ai fort apprécié le slow blues « I Wonder Why »

Mais ici les morceaux ici ne sont pas important, c’est le style somptueux du jeu de guitare de TEE et les accompagnateurs qui ont donné le meilleur d’eux même pour faire de ce concert uns réussite parfaite. Un vrai régal ! Fidèle à lui-même, il a livré une prestation de blues pur, brut et sans artifice, accompagné par un tout nouveau groupe de musiciens chevronnés, avec Fabrice Bessouat (batterie), Renaud Lesire (basse), Roel Spanjers (claviers) et André de Laat au saxo ténor !
Et voici notre petite perle de beauté qui jouait comme avant dernier groupe, j’ai nommé Kat Riggins & The Blues Revival.
Elle s’est vraiment démarquée des autres formations en descendant plusieurs fois dans la foule injectant ainsi son ADN de chanteuse sans complexe et de grande qualité à l’énergie communicative, même jusqu’au marchandising où elle faisait plaisir à tous par sa gentillesse sur vitaminée. Elle était accompagnée par Little Boogie Boy (alias Hein Meijer) à la guitare, de Tim Mulberry à la batterie euvrant également comme producteur de la tournée, d'Elvis Sergo aux claviers et de Brian Kruit à la basse.

Ils ont joué notamment comme « Try Try Again / Try Again » – Le morceau d'ouverture brut et rythmé mettant en avant les riffs de guitare électrique. « Troubles Away » – Un titre phare de l'album taillé pour faire participer la foule du festival. « Second to None » – Un morceau au groove lourd inspiré du catalogue classique de Stax Records. « Don't Throw Me Away » – La balade blues lente et poignante du set mettant en valeur sa voix rauque. « Kitty Won't Scratch & Cheat Or Lose » – Des morceaux de style boogie shuffle très rythmés, parfaits pour l'ambiance de fin de festival.
J’espérais entendre le splendide « Meet Your Maker » et je n’ai pas été déçu, avec en prime un très agréable solo de basse de Mr Kruit !

Le concert était grandement centré sur la présentation de son dernier album acclamé par la critique, « Everyday Is Saturday », titre également de la tournée 2026. Son set énergique mélangeait ses compositions originales et des moments de pure improvisation blues et gospel Performance, captivante, explosive, déroutante, les qualificatifs sont souvent insuffisants pour qualifier cette petite boule magique qui n’arrête pas de bondir et rebondir, et d’emmener le public plus loin qu’il ne veut notamment avec « Now I see » oh wee ! Bravo Mme pour votre résilience et votre amour des fans !

The Temperance Movement est un groupe de rock britannique qui se distingue par des riffs solides, une énergie brute et des influences blues-rock marquées. Au cœur de leur son, on retrouve le chanteur Phil Campbell, dont la voix pleine d'âme et la présence scénique imposante captivent immédiatement l'attention. Le groupe s'est déjà produit lors de notre festival en 2018, confirmant ainsi la force de sa réputation sur scène. Lors de leur tournée de retrouvailles en avril 2025, ils ont joué à guichets fermés à travers l'Europe, prouvant que leur musique n'a rien perdu de son impact. Ils poursuivent sur cette lancée en 2026 avec de nouveaux titres studio et une série de concerts en festival à travers l'Europe.
Fans de longue date comme nouveaux venus sont séduits par leur mélange caractéristique de rock classique et d'énergie scénique débordante. Leurs concerts sont la promesse de riffs solides, de mélodies accrocheuses et d'un front man qui interprète chaque morceau avec une intensité totale. (Source Swing Wespelaar)
Pour ce concert du Swing et de leur tournée 2026, leur répertoire habituel fait la part belle à des titres tels que « Ain't No Telling », « Shadows », « Caught In The Middle », « Eat You Alive », « Three Bulleits » et « Smouldering » et ceci dans un ordre complètement aléatoire !
Le groupe est composé de Nick Fyffe (basse), Simon Lea (batterie), Luke Potashnick (guitare), Paul Sayer (guitare) et Phil Campbell (chant).

Ils ont, comme Kat, diffusé leur énergie brute toute au long de cette dernière heure, clôturant cette 38ème édition de fort belle manière. Encore une belle réussite pour les choix parfois complexes, pour nous livrer le meilleur dans un festival, qui reste malgré tout gratuit et incontournable. Bravo Kris, notamment et ses nombreux bénévoles qui sont toujours là présents à tout moment, jusqu’au cuisine.
A l’année prochaine sans aucun doute !
