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Tom Eylenbosh & The Brittle Bones (B)
Blues - NOLA
Château d'Oupeye (15-09-2026)

reporter: Paul Jehasse

info organisatie: Blues au Château
info band: Tom Eylenbosch

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Ce soir au Château nous étions sûr que Tom allait avec ses musiciens nous convier à une soirée New Orleans du tonnerre.

Originaire de Keerbergen, il a commencé à jouer du piano à un très jeune âge. Ce qui a commencé comme une passion, a rapidement grandi en un talent très recherché sur la scène belge. Aujourd'hui, il travaille avec d'autres artistes, notamment Guy Verlinde et Stef Paglia, et fait également partie des Missy Sippy All Stars.

Cette croissance n'a pas été ignorée : Tom Eylenbosch a reçu le prix du meilleur artiste, dans les prix du blues belge et a fait l'histoire en 2025 en devenant le premier artiste solo à avoir remporté le défi belge de blues, représentant la Belgique internationalement. Ce soir il était accompagné des musiciens suivants : Werend Van Den Bossche (saxophone et clarinette), Olivier Vander Bauwede (harmonica), Jonathan Ackaert (trombone), Benoit Maddens (batterie), et l’incontournable René Stock à la basse. Et c’est parti avec « It’s All To Much », un peut trop en douceur pour moi ; mais déjà le piano prend sa place et aussi les cuivres et l’harmo, sans compter sur le soutien imparable de la rythmique batterie/basse.

« Empty Pocket Blues » les premiers pas dans la musique pour Tom avec ici solo de Oliver à l’harmonica et un beau solo de saxophone de Werend ! Une des premières compos de Tom est alors interprétée avec « Broken Inside », les cuivres sont là avec l’harmonica d’Olivier. Dans « The Heart Wants » Tom à ses débuts est en plein choix de carrière : la danse ou la musique. Cette chanson raconte un peu le choix cornélien qui a habité Tom à ce moment-là !

« What A Mess » va nous raconter comment on oublie son bassiste pour le concert et heureusement on passe par Herve pour charger l’incomparable bassiste René Stock (solo d’harmo et de basse bien sûr) Le Dr John de service est décliné avec « Such A Night, Sweet Confusion under the Moonlight… », ou Tom veut faire passer ses sentiments et les partager avec le plus grand nombre. Pour terminer ce premier set voici que Tom nous fait reprendre en cœur « Hey Now, Hey Now et le mix Tom/Public y prend sa place !

Un petit break avant la deuxième partie, qui promet un grand plus car je crois que Tom et son band n’ont pas encore lâchés les chevaux comme dans les fameuses soirées de folie, dans les clubs mythiques de NOLA.

Le deuxième set commence donc par « It’s All Over Know » avec un solo de batterie de Benoît pour débuter suivi d’un solo de saxophone déjanté de Werend. Maintenant nous ne sommes pas loin du club « Tipitinas » de Nola et de la statue érigée sur la place au Professor Longhair (pianiste de renom qui était le maître des « croches enroulées » au piano, car voici « Sugar Man », mais ici on pourrait relancer une petite confusion concernant le titre qui pour le Professor Longhair serait plutôt « They Call Me ».

Tom est une personne de grand respect envers ses amis musiciens et il ne peut s’empêcher de rendre un hommage à Tiny Legs Tim (Tim De Greave, trop tôt disparu il y a déjà quatre ans, 25/5/22). C’est donc un formidable cover de « Still In Love », Olivier se fend d’un solo magnifique sans oublier qu’à chaque fois Tom est aux manettes de son piano à queue…et de ses touches noires et blanches…

Un super « Mess Around » est alors interprété et fait référence « Mess Around », le classique R&B entraînant de Ray Charles sorti en 1953, a été écrit par Ahmet Ertegun et inspiré par « Cow Cow Blues », un classique du piano de 1928 signé Cow Cow Davenport. Du grand art, merci du cadeau! Dans ses sentiments notre ami Tom n’aime pas tellement les personnes fausses, sur qui il est difficile de compter, avec le titre « Ain’t Noting But Lies », beau solo de Johnathan au trombone. « Special Kind Of Lovin’ » là il faut tomber en amour avec les autres et les toucher en plein cœur. Werend nous montre qu’il ne joue pas que du saxophone, mais aussi de la clarinette ainsi que du pipeau, l’artiste.

Nous voici déjà à la fin de cette représentation « nouvelles orléanaises » mais pas que ; et Tom nous fait l’honneur de prester encore deux morceaux très intéressants et très dansants avec « Tiko, Tiko » ou James Booker était seule à l’interprété, mais ici ont le fait à plusieurs c’est encore plus fun.

Et pour assommer les récalcitrants, un superbe boogie, à l’effigie du nouveau groupe de Tom est joué avec « Brittle Bone Boogie » ; et ainsi tout le monde retourne chez lui conquit. Une bien belle soirée !